28 novembre, 2007

Banque Scotia annonce l'achat du Banco del Desarrollo

SANTIAGO, Chili, et TORONTO, le 26 nov. /CNW/ - La Banque Scotia aannoncé aujourd'hui la conclusion d'une transaction de 1,02 G$EU visantl'acquisition de Banco del Desarrollo, la septième banque du Chili. La BanqueScotia a acquis 19 845 247 actions de Banco del Desarrollo, soit 99,5 p. centdes titres, qui sont évalués à 51,79 $ l'action. "Le Chili est l'un des marchés les plus dynamiques et les plus développésd'Amérique du Sud, a déclaré Rick Waugh, président et chef de la direction,Banque Scotia. La Banque Scotia compte une longue et solide histoire auservice du marché chilien. Cette opération correspond à notre stratégiegénérale dont l'objectif est d'accroître nos produits d'exploitation demanière durable tout en renforçant notre présence dans les pays où nousexerçons déjà nos activités." James Callahan, premier vice-président et directeur général, ScotiabankSud Americano, a ajouté à ce propos : "Forts de 175 ans d'expérience sur lesmarchés internationaux, nous sommes optimistes quant à l'avenir de la BanqueScotia au Chili et nous sommes convaincus que cette acquisition viendraparachever notre niveau de service à la clientèle. La Banque Scotia est connuedans toute la région pour sa stabilité, sa solide approche vis-à-vis laclientèle et, en particulier, son attachement aux communautés qu'elledessert." Banco del Desarrollo, dont l'actif total dépasse 5,7 milliards $EU,dispose d'un réseau national de 74 succursales. Cette institution sespécialise dans les prêts aux microentreprises et aux petites et moyennesentreprises ainsi que dans les prêts à la consommation. Scotiabank Sud Americano, filiale chilienne de la Banque Scotia, gère unactif total de 4,4 G$ et exploite 57 succursales. Elle concentre ses activitésdans les services bancaires au public et aux entreprises, les prêts personnelset commerciaux, la gestion de patrimoine, les services de placement et lesassurances commerciales. L'entité résultant du regroupement de ces activités constituera lasixième banque chilienne. Le nouveau directeur général de Banco de Desarrollo,Sergio Concha, un banquier chilien comptant près de 30 ans d'expérience auservice de l'Amérique centrale et de l'Amérique latine, a été nomméaujourd'hui, à l'occasion de la réunion du nouveau conseil d'administration. "Tout le personnel de la Banque Scotia se réjouit d'accueillir cesnouveaux clients et employés au sein de la famille de la Banque Scotia, adéclaré M. Concha. Nous nous engageons fermement à réserver aux nouveauxemployés un formidable lieu de travail et à fournir aux clients le meilleurniveau d'expertise et de service qui soit." Depuis sa fondation, Banco del Desarrollo a pour mission d'aider audéveloppement communautaire et social, en fournissant des services bancairesaux petites et moyennes entreprises, aux organismes communautaires et auxparticuliers se lançant sur le marché des services financiers. A l'instar deBanco Desarrollo, la Banque Scotia s'attache à desservir ces marchés et àaider tous ses clients à prospérer financièrement. La Banque Scotia a fait son entrée sur le marché chilien en 1990 enacquérant une participation de 25 p. cent dans Banco Sud Americano. En 2000,elle a porté cette participation à 98,8 p. cent et, en 2001, a changé ladénomination sociale de sa filiale pour cette de Scotiabank Sud Americano. La Banque Scotia est l'une des principales institutions financières enAmérique du Nord et la plus internationale des banques canadiennes. Forts deleur effectif de quelque 60 000 employés, le Groupe Banque Scotia et sessociétés affiliées comptent environ 12 millions de clients dans unecinquantaine de pays. Outre des services bancaires d'investissement, la BanqueScotia offre une gamme complète de produits et de services aux particuliers,aux petites et moyennes entreprises ainsi qu'aux grandes sociétés. L'actif dela Banque Scotia s'établit à 408 G$ (au 31 juillet 2007). Les actions de laBanque Scotia sont cotées en bourse à Toronto (BNS) et à New York (BNS). Pourobtenir de plus amples informations, veuillez consulter le site Web de laBanque à l'adresse : www.banquescotia.com.Renseignements: Krista Pawley, Banque Scotia, (416) 866-3703,
krista_pawley@scotiacapital.com; ou Juanita Rodriguez, Banque Scotia,
56-2-6926310, jrodriguez@scotiabank.cl

24 novembre, 2007

Il y a 15 000 sans-abri au Chili après le séisme de mercredi

TOCOPILLA, Chili - Le gouvernement chilien a envoyé plusieurs tonnes de vivres, d'eau et de médicaments jeudi dans le nord du Chili, au lendemain d'un séisme de magnitude 7,7 qui a fait au moins deux morts, plus de 150 blessés, et quelque 15.000 sans-abri.

Le tremblement de terre dont l'épicentre était situé dans le désert de l'Atacama près du village de Quillagua, a détruit ou endommagé plus de 4.000 maisons, provoquant également des coupures d'électricité et coupant des routes, selon le gouvernement.

Jeudi, plusieurs répliques ont été enregistrées, dont deux de magnitude 6,2 et 6,8 à la mi-journée (heure locale), selon le centre d'études géologiques américain. Aucune information faisant état de victimes et de dégâts n'a été diffusée dans l'immédiat.

La ville portuaire de Tocopilla et la localité minière voisine de Maria Elena ont été les plus durement touchées lors du séisme de mercredi. D'après le porte-parole présidentiel Ricardo Lagos Weber, toutes deux devaient être déclarées zones sinistrées pour acheminer des aides.

M. Lagos Weber a ajouté que 500 unités de logement d'urgence étaient envoyées à Tocopilla, tout comme un hôpital de campagne, l'établissement hospitalier local ayant été sévèrement endommagé.

Des centaines de personnes vivant dans la ville portuaire, qui compte 27.000 habitants, ont passé la nuit dans des voitures ou sous des tentes devant leur maison. D'après des responsables, nombre ont refusé de se rendre dans des abris, craignant que leur habitation ne soit pillée si elles n'en assuraient pas la surveillance.

A Maria Elena, 1.200 maisons ont été endommagées, soit 70% du total de la localité, selon les autorités. Les habitants étaient toujours privés mercredi soir d'eau et d'électricité.

La présidente du Chili Michelle Bachelet s'est rendue jeudi matin dans la région, où quatre ministres coordonnaient les opérations d'aide et de secours.

La secousse de mercredi a été ressentie jusqu'à Sao Paulo au Brésil.

NAUFRAGE D'UN BATEAU DE CROISIÈRE EN ANTARCTIQUE













Un bateau de croisière, l'Explorer, a fait naufrage vendredi dans les eaux de l'Antarctique après avoir heurté un iceberg mais sans faire de victime, les 154 passagers dont 54 membres d'équipage ayant été évacués et recueillis sains et saufs par le navire norvégien Nordnorge.

"Ils sont en bonne santé, il n'y a pas d'hypothermie. Tous ont de la nourriture et des vêtements. Tout va bien", a déclaré par téléphone Arnvid Hansen, le capitaine du Nordnorge, le navire norvégien qui a recueilli les naufragés de l'Explorer.

"Le Nordnorge est arrivé dans la baie de Fildes, sur l'île du Roi George, à 13H20 (16H20 GMT). Les conditions météorologiques défavorables, avec des rafales de vent à 20 noeuds et des chutes de pluie-neige, empêchent le débarquement des passagers", ont de leur côté indiqué les autorités maritimes chiliennes.

"La capitainerie du port de Bahia Fildes attend de meilleures conditions météorologiques pour procéder au débarquement", selon la même source.

Une fois débarqués, la moitié des rescapés dormira sur la base Eduardo Frei de l'armée de l'air chilienne et l'autre moitié sur la base uruguayenne d'Artigas, a précisé le responsable des autorités maritimes locales, le lieutenant Italo Solari.

Le navire avait à son bord 91 touristes d'une quinzaine de nationalités (surtout des Britanniques, Néerlandais, Canadiens, Australiens et Américains) et 54 membres d'équipage, a indiqué une porte-parole de l'organisateur de voyages canadien, G.A.P. Adventures, dont neuf accompagnateurs se trouvaient aussi sur l'Explorer.

Une assistante d'expédition argentine, Andrea Salas, contactée à bord du Nordnorge par la radio argentine Continental, a expliqué que leur évacuation s'était "déroulée sans panique, avec beaucoup de tranquillité".

"Je me trouvais au bar (du bateau) après minuit, en train de boire un verre avec mes collègues et quelques passagers, quand j'ai vu des gens qui arrivaient des cabines situées plus bas, mouillés et criant +il y a de l'eau !+", a raconté Andrea, 38 ans. Quelques minutes plus tard, les haut-parleurs du navire annonçaient que l'Explorer avait heurté un iceberg. Quand le bateau a commencé à pencher sur la droite, l'évacuation a commencé.

La jeune accompagnatrice a raconté que les passagers s'étaient "+super+ bien comportés" alors qu'ils sont "restés trois ou quatre heures" à bord des canots de sauvetage. "Il y avait du vent, il faisait très froid, et nous étions mouillés à cause des vagues", a-t-elle relaté.

L'Explorer, battant pavillon libérien, est entré en collision à 00H34 (03H34 GMT) avec un iceberg à proximité de l'île du Roi Georges, dans la zone de recherche et de sauvetage relevant de la responsabilité du Chili, a indiqué le commandant de la Marine chilienne Felipe Gracia.

Le capitaine du Nordnorge, premier bateau arrivé sur la zone, a été immédiatement désigné par l'Armée chilienne comme "coordinateur" des secours.

Selon la marine chilienne, le sauvetage a débuté à 06H20 (09H20 GMT) avec l'aide d'un autre navire, le National Geographic Endeavour.

Le premier navire à être arrivé sur les lieux a embarqué la totalité des naufragés et coordonne leur débarquement dans la baie de Fieldes, avant leur transfert aérien vers Punta Arenas, ville de l'extrême sud du Chili, a indiqué la marine chilienne.

La préfecture navale argentine a affirmé de son côté que le bateau de croisière avait "souffert d'une avarie sur sa coque" et que "des compartiments avaient commencé à s'inonder, (raison) pour laquelle le sauvetage a démarré par la mise à l'eau de huit canots semi-rigides et six radeaux de sauvetage".

Selon les garde-côtes britanniques, qui ont intercepté l'appel de détresse de l'Explorer peu avant 05H30 GMT, le capitaine et plusieurs officiers du navire étaient, dans un premier temps, restés à bord pour tenter de pomper l'eau dont la pénétration menaçait de faire couler le bateau.

L'Explorer, construit en 1969, est enregistré auprès de la société GAP Shipping, basée au Canada, selon le quotidien britannique spécialisé Lloyd's List qui rapportait vendredi que cinq "défauts" avaient été relevés lors de la dernière inspection du navire.

Le bateau naufragé avait quitté le 11 novembre le port argentin d'Ushuaia, à l'extrême sud du sous-continent sud-américain, qui se trouve à un peu plus de 1.000 km de la zone du naufrage. (AFP)

16 novembre, 2007

Cinq compagnies pétrolières vont explorer le détroit de Magellan

SANTIAGO - Cinq compagnies pétrolières, dont la française Total, se lancent a la recherche de gaz et de pétrole dans le détroit de Magellan à l'extrême sud du Chili, apprend-on jeudi auprès du ministere des mines à Santiago.

Les cinq entreprises, Total (France), Apache Corporation (Canada), Pan-American Energy LLC (Etats-Unis), Greymouth Petroleum Holding Limited (Nouvelle Zélande), et le consortium IPR-Manas (Etats-Unis-Suisse), qui ont obtenu des concessions, devraient investir 267 millions de dollars dans la phase d'exploration.

Les contrats entre l'Etat et les compagnies pétrolières devraient être signés en juin ou juillet, a indiqué la ministre des mines, Karen Poniachik, fixant un délai maximum de six mois pour commencer l'exploration des neuf concessions.

Le Chili, un pays en pleine croissance économique (environ 7% par an), doit importer de grosses quantités d'hydrocarbures et affronte une pénurie de gaz naturel depuis plusieurs années. Pour faire face à ses besoins en énergie le Chili va construire deux terminaux méthaniers dans les prochaines années afin d'importer du LNG.

TOTAL (©AFP / 16 novembre 2007 06h59)

Deux nouveaux séismes secouent le nord du Chili

SANTIAGO, 15 novembre (XINHUA) -- Le nord du Chili a été secoué jeudi par deux nouveaux séismes de magnitude 6,2 et 6,8 sur l'échelle ouverte de Richter, a annoncé l'Institut de sismologie de l'université du Chili.

(Photo: Xinhua/AFP)

Ces deux nouvelles secousses se sont produites au lendemain du puissant tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a fait deux morts et détruit des centaines de maisons.

Selon l'Institut, le premier séisme s'est produit jeudi à 12H03 heures locales (15H03 GMT) et le deuxième 10 minutes plus tard.

(Photo: Xinhua/AFP)

La forte réplique de jeudi a surpris la présidente chilienne, Michelle Bachelet, alors qu'elle visitait les sites sinistrés dans la ville de Tocopilla (nord), a annoncé l'Office national des situations d'urgence, mais les deux secousses n'ont fait ni de victime, ni de dégât matériel.

Mme Bachelet s'est rendue jeudi dans les régions frappées mercredi par la violente secousse tellurique qui a fait deux morts et 157 blessés.

Séisme au Chili: les secours commencent à arriver, fortes répliques

TOCOPILLA (AFP) —

Les secours ont commencé à arriver jeudi dans le petit port de Tocopilla dans le nord du Chili, frappé mercredi par un séisme de 7,7 degrés sur l'échelle de Richter qui a fait deux morts, des centaines de blessés et 15.000 sinistrés ou sans-abri.

Trois fortes répliques de 6,8, 6,2 et 5,6 sur l'échelle de Richter ont secoué la même région jeudi, en moins de dix minutes, entre 12H03 et 12H12 locales (15H03 à 15H12 GMT), selon les sismologues de l'Université du Chili, alors que la présidente Michelle Bachelet visitait Tocopilla, Maria Helena et Quilliga, trois localités frappées la veille par le séisme.

Les nouvelles secousses ont provoqué des scènes de panique à Tocopilla, ville située à 1.600 kms au nord de Santiago, mais pas de nouveaux dégâts selon les autorités. "Nous avons senti plusieurs tremblements mais c'est une bonne chose que nous soyons ici, dans la même situation que les habitants", a commenté la présidente chilienne Michelle Bachelet qui avait fait le déplacement accompagnée de plusieurs ministres.

Selon le dernier bilan officiel, deux personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées lors du séisme de mercredi soir dans ce petit port de 24.000 habitants.

Le porte-parole du gouvernement M Ricardo Lagos Weber a déclaré que 4.000 maisons avaient été plus ou moins endommagées, ce qui lui permettait d'estimer à 15.000 le nombre des sinistrés ou sans-abri.

La région a été déclarée "zone de catastrophe" afin de permettre l'accélération de l'aide aux sinistrés, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Belisario Velasco. Un avion des forces aériennes chiliennes a atterri jeudi matin avec, à son bord, 14 tonnes d'aide humanitaire.

Le maire de Tocopilla, Luis Moncayo a signalé 4.000 personnes sinistrées. Non loin de là, à Maria Helena, commune de 7.000 habitants, une dizaine de maisons ont été détruites mais 70% des habitations ont été endommagées par le séisme.

"C'est un séisme menteur, parce que, à première vue on ne voit pas les destructions mais à l'intérieur, la majorité des maisons sont touchées et beaucoup devront être démolies", a déclaré le commandant des pompiers de la région, Rodrigo Molina.

L'hôpital Carlos Macuada a été endommagé, et quatre étages ont dû être évacués, mais les blessés continuent à y être reçus et soignés.

Des coupures d'électricité ont paralysé pendant plusieurs heures les mines de cuivre et salpêtre de la région, entraînant une perte de production estimée à 23 millions dollars, selon la presse locale. Codelco, le géant public du cuivre chilien, a toutefois annoncé la reprise de ses activités dans la zone.

Craignant les répliques de la forte secousse de mercredi, des centaines d'habitants de Tocopilla ont passé la nuit dans la rue.

"Vraiment, ce fut un miracle, on a pas été touché", s'est réjouie Maria Miranda dont la maison où vivent les huit membres de sa famille, a été épargnée.

Le service de sismologie de l'Université du Chili a indiqué que le séisme de mercredi avait atteint une magnitude de 7,7 et que son épicentre se situait à 35 kilomètres à l'est de Tocopilla. Le tremblement de terre s'est produit à 12H43 heure locale (15H43 GMT).

Des dégâts matériels ont également été recensés à Antofagasta, à 1.200 km au nord de Santiago, où l'auvent d'un hôtel s'est spectaculairement effondré sur des voitures en stationnement, selon des images télévisées. Les villes voisines de Calama et d'Arica ont également été touchées.

Le séisme a aussi été ressenti dans le sud du Pérou, dans les régions d'Arequipa, deuxième ville du pays, et de Tacna, où la secousse a été de 3 à 4 sur l'échelle de Richter selon l'Institut géophysique du Pérou (IGP).

Un très violent tremblement de terre avait ravagé le 15 août les côtes sud du Pérou, faisant près de 600 morts, 300 disparus et plus de 300.000 sinistrés

15 novembre, 2007

Au moins deux morts dans le tremblement de terre au Chili


Photos: Glenn Arcos, Aldo Solimano, La Estrella del Norte Antofagasta
SANTIAGO (Reuters) -
U
n séisme d'une magnitude de 7,7 sur l'échelle ouverte de Richter a fait au moins deux morts et plus d'une centaine de blessés mercredi, à la mi-journée, dans le nord du Chili, où l'activité minière est affectée.

Les dégâts les plus importants ont été enregistrés à Tocopilla, localité située à 120 kilomètres au nord d'Antofagasta, capitale de l'extraction du cuivre, dont le Chili est le premier producteur mondial.

"L'une des zones les plus affectées pourrait être Tocopilla, où certaines maisons de l'ouest, construites à l'aide de matériaux plus légers, ont été endommagées et ou nous avons des blessés", a déclaré à la télévision Felipe Harboe, vice-ministre de l'Intérieur.

Une femme âgée de 88 ans y est morte écrasée par l'effondrement d'un mur. La cause du décès, également à Tocopilla, d'une autre femme, âgée de 54 ans, reste inconnue.

Par ailleurs, une cinquantaine d'ouvriers seraient coincés aux alentours du tunnel de Galleguillos, qui s'est effondré, ont annoncé les autorités, précisant que d'autres personnes pourraient se trouver à l'intérieur.

A Antofagasta, où l'électricité et le téléphone ont été coupés, des images tournées par les équipes de télévision montrent des voitures écrasées sous l'auvent effondré d'un hôtel. Des habitants paniqués sont descendus dans les rues.

Selon le centre américain de veille géologique (USGS), l'épicentre du séisme, survenu à 12h40 heure locale (15h40 GMT), a été localisé en mer, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Calama et à 60 km de profondeur.

RÉPLIQUE

Une réplique d'une magnitude de 5,7 degrés, dont l'épicentre se trouvait à 41km de profondeur et à 58km au nord-ouest d'Antofagasta, s'est produite deux heures plus tard, rapporte l'USGS.

La région abrite de nombreuses mines de cuivre, dont le Chili fournit plus du tiers de la production mondiale. Celles d'Escondida, de Spence et de Cerro Colorado ont été paralysées par les coupures d'électricité, a fait savoir la compagnie BHP Billiton.

La production a été brièvement interrompue à la mine de Candellaria, exploitée par Freeport-McMoran Copper & Gold.

L'activité a également pu reprendre deux heures après le premier séisme à Codelco Norte, la plus grande des exploitations de la compagnie nationale Codelco.

Le cours du cuivre a bondi de plus de 6% à la bourse des matières premières de New York.

Les autorités qui, dans un premier temps, craignaient un tsunami à travers le Pacifique et jusqu'à Hawaï, ont écarté ce danger, précisant que de légers changements du niveau de la mer et des courants un peu plus forts qu'à l'accoutumée étaient simplement à prévoir.

Le secousse a été ressentie jusqu'à Santiago et dans les pays voisins, à plusieurs milliers de kilomètres de l'épicentre. Par Pav Jordan



11 novembre, 2007

Sommet ibéro-américain au Chili : les dirigeants divisés sur la "cohésion sociale"



L
es dirigeants latinos-américains et européens, réunis depuis jeudi à Santiago, sont apparus au deuxième jour du sommet ibéro-américain encore divisés, lors d'un "dialogue franc et ouvert" sur les moyens de garantir la "cohésion sociale" dans une région aux inégalités criantes.

D'entrée, le président vénézuélien Hugo Chavez a ironisé sur cette question choisie comme thème central de la réunion. "Ce sont les riches qui veulent maintenir la cohésion sociale", a-t-il lancé provoquant des sourires parmi les chefs d'Etat présents. "Moi, je préfère (parler) de transformation sociale conduisant à une meilleure justice sociale", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général ibéro-américain, Enrique Iglesias, n'a pas caché vendredi soir lors d'une conférence de presse que ce fut un dialogue "franc et ouvert (...) dans une ambiance où il y avait des différences... même si les participants se rejoignaient sur les objectifs".

A sa descente d'avion, Hugo Chavez avait chanté à l'attention de ses détracteurs une vieille rengaine mexicaine: "je ne suis pas une pièce d'or, je ne peux pas plaire à tout le monde". M. Chavez a proposé au Brésil la création d'une entité continentale pétrolière, baptisée "Pétro-Amérique". S'adressant au président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, M. Chavez a lancé : "Je te propose, toi qui es devenu un magnat du pétrole, que nous nous unissions", faisant ainsi référence à l'annonce jeudi par le groupe pétrolier brésilien Petrobras, de la découverte d'une importante réserve de brut léger et de gaz naturel au large des côtes sud du Brésil.

Lors du sommet, le vice-président cubain Carlos Lage a présenté son pays comme un exemple de cohésion sociale. "Il faut être disposé à affronter les égoïstes et violentes oligarchies nationales et la politique criminelle de l'administration des Etats-Unis", a-t-il affirmé. Le président du gouvernement espagnol Jose-Luis Zapatero a annoncé pour sa part que l'Espagne allait allouer plus d'un milliard d'euros à l'Amérique Latine en 2008 notamment en programmes d'éducation et de santé. "C'est une obligation et un impératif moral, l'Espagne veut croître mais pas seule".

Les vingt-deux dirigeants, chefs de gouvernement et présidents de l'espace ibéro-américain sont réunis jusqu'à samedi en quête d'instruments concrets de renforcement de la cohésion sociale.

De la cohésion sociale, il en était aussi question cette semaine, à l'Université d'Art et des Sciences sociales (U-Arcis) de Santiago, qui accueillait le Sommet alternatif "pour l'Amitié et l'intégration des peuples ibéro-américains".

"Bienvenue au président Hugo Chavez, Allende aussi sera présent !", annonce un graffiti géant à l'angle de la l'Université, donnant le ton de la manifestation.

Etudiants chiliens et militants latino-américains de l'Alliance sociale continentale (ASC), "forum des organisations et mouvements sociaux progressistes des Amériques" ont échangé et débattu dans les salles de la Faculté ou sur les stands d'ONG dressés dans les halls et les cours. Ici, on discutait de "la justice environnementale et sociale", là, de "la participation politique et des mouvements sociaux", ou encore des "effets des politiques néo-libérales dans l'éducation supérieure".

Samedi, de 10.000 à 20.000 personnes devraient se rassembler sur le stade Vélodrome de Santiago pour écouter les dirigeants de la gauche anti-libérale sud-américaine, Hugo Chavez, flanqué de ses alliés bolivien Evo Morales, équatorien Rafael Correa et nicaraguayen Daniel Ortega.

Rencontre Chavez-Uribe à l'occasion du sommet ibéroaméricain au Chili


Le président vénézuélien Hugo Chavez, médiateur avec les FARC dans la crise des otages en Colombie, a rencontré vendredi son homologue colombien en marge du XVIIe Sommet ibéroaméricain à Santiago du Chili, consacré au thème de la "cohésion sociale".

Hugo Chavez avait rencontré jeudi un haut gradé des FARC à Caracas et affiché un certain optimisme. Il espère pouvoir arriver à Paris, le 20 novembre, avec des preuves de vie concrètes de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Les deux présidents ne sont pas entrés dans les détails de leurs entretiens, Uribe se contentant de lancer brièvement: "nous cherchons des options". Chavez a ajouté que tant Bogota que les Forces révolutionnaires armées de Colombie "restaient sur leurs positions". "Nous cherchons des formules, des variations. Il faut faire preuve de flexibilité", a-t-il ajouté.

Hôte du sommet, la présidente chilienne Michelle Bachelet a exhorté ses pairs à produire des résultats concrets, notamment l'approbation d'un pacte continental sur la sécurité sociale, qui permettrait aux travailleurs migrants d'Amérique latine, Espagne et Portugal, de transférer leurs bénéfices de sécurité sociale d'un pays à l'autre. La mesure concernerait près de six millions de personnes.

Le thème même du sommet, la "cohésion sociale", a déclenché l'ironie de Chavez, qui dans un discours fleuri et en dépassant largement son temps de parole, a dit préférer la "transformation" sociale, jugeant que la "cohésion" sociale était, elle, une affaire de riches.

Hugo Chavez a par ailleurs invité le Brésil à rejoindre son initiative "Petroamericas", qui vise à renforcer l'alliance énergétique régionale face à la hausse mondiale des prix pétroliers. Le président vénézuélien use de sa "pétrodiplomatie" à tout va, ayant accepté de vendre des carburants à prix préférentiels à nombre de pays de la région, moyen d'y contrer l'influence des Etats-Unis. Le Brésil pour sa part vient d'annoncer la découverte d'un important gisement pétrolier offshore.

09 novembre, 2007

Le XVIIe sommet ibéro-américain au Chili à la recherche de la cohésion sociale


Photos : Eduardo López
Le XVIIe sommet ibéro-américain, réunissant 22 chefs d'Etat et de gouvernement d'Amérique latine et de la péninsule ibérique, s'est ouvert jeudi à Santiago au Chili, avec pour thème central la recherche de la cohésion sociale dans une région particulièrement inégalitaire.

Le sommet a été ouvert jeudi en fin de soirée (23H30 GMT) par la présidente chilienne Michelle Bachelet dans le très chic club hippique de Santiago. L'hôte du sommet a accueilli chaleureusement le chef de l'Etat argentin, Nestor Kirchner et son épouse, Cristina, la première présidente élue du pays voisin.

Le secrétaire général ibéro-américain, Enrique Iglesias, a appelé les pays de la région à "promouvoir une croissance économique sans exclusion" tandis que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a souligné l'importance de la cohésion sociale, un élément "fondamental pour créer des sociétes stables, justes, sûres et tolérantes".

Outre le président cubain, Fidel Castro, toujours en convalescence, le grand absent de la cérémonie a été le bouillant président vénézuélien, Hugo Chavez, qui a du retarder son arrivée de quelques heures à cause de tensions dans son pays.

Les autorités universitaires de Caracas ont accusé jeudi M. Chavez d'incitation à la violence, au lendemain d'une attaque au cours de laquelle quatre étudiants ont été blessés par balles sur un campus.

Le président vénézuélien, qui est engagé dans une médiation d'échanges d'otages aux mains de la guérilla colombienne des FARC (Forces armées révolutionnaires colombiennes), a indiqué qu'il comptait bien rencontrer à l'occasion du sommet son homologue colombien, Alvaro Uribe.

Les dirigeants de l'espace ibéro-américain se réunissent vendredi et samedi en présence du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du roi d'Espagne Juan Carlos pour rechercher des moyens concrets pour renforcer la cohésion sociale. L'Amérique latine demeure la championne des inégalités et 40% des 220 millions d'habitants des 19 pays d'Amérique latine participant à ce sommet vivent en dessous de la ligne de pauvreté.

Cette réunion souligne à nouveau les divergences entre le bloc des pays se réclamant d'une gauche anti-libérale (Venezuela, Bolivie, Equateur, Cuba et Nicaragua), les pays de gauche ou centre gauche plus traditionnels (Brésil, Chili, Argentine, Uruguay) et les tenants du libéralisme sans complexe comme le Pérou et la Colombie.

En marge du sommet, les dirigeants latino-américains devraient tenter de régler des contentieux régionaux.

Ce sommet ibéro-américain permet à l'Espagne, qui participe très largement à son financement, de renforcer ses liens avec la plupart de ses anciennes colonies. L'Espagne est l'un des plus gros investisseurs en Amérique latine, une région qui connait une croissance moyenne qui dépasse les 5%.

Les présidents Hugo Chavez (Venezuela), Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Equateur), Carlos Lage (Cuba) et Daniel Ortega (Nicaragua) se retrouveront samedi pour prendre la parole au "forum des peuples", une sorte de contre-sommet anti-libéral.

L'Andorre, l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, Cuba, l'Equateur, le Salvador, l'Espagne, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, le Pérou, le Portugal, la République Dominicaine, l'Uruguay et le Venezuela participent à ce XVIIe sommet.

Lage au Chili pour assister au Sommet ibéro-américain qui débute aujourd’hui

Photos José Manuel de la Maza

SANTIAGO DU CHILI, le 7 novembre. –
Le vice-président cubain Carlos Lage, qui emmène la délégation de son pays au 17e Sommet ibéro-américain, a affirmé aujourd’hui ici que seul un système de justice sociale peut permettre d’obtenir la cohésion sociale. Dans des déclarations à son arrivée ici, il a souligné que ces réunions constituent un espace de débat, d’analyse et de discussion et qu’elles ont le mérite d’être un espace sans les Etats-Unis, au moment où les peuples de la région se rapprochent.


[Cliquez sur la photo pour agrandir l'image]

Lage a déclaré à la presse cubaine que son pays participe à ce Sommet ibéro-américain avec l’aval d’une société et d’une Révolution qui s’est préoccupée pour la cohésion, la justice et l’égalité sociale comme une chose essentielle de sa raison d’être.
[Cliquez sur la photo pour agrandir l'image]
Le dirigeant a rappelé la récente condamnation aux Nations Unies du blocus nord-américain contre Cuba, et émis la conviction que ce Sommet émettra une nouvelle condamnation et offrira une réponse à cette politique de blocus du président George W. Bush.

D’un autre côté, il a déclaré que l’Amérique latine était en train de vivre une nouvelle époque, distincte des autres réunions où la voix de Cuba pour la solidarité, la justice et l’égalité était une voix isolée face aux politiques néo-libérales et de défense du marché.

Lors de son arrivée à l’aéroport, où il a été reçu par des fonctionnaires du gouvernement chilien, Lage a exprimé son émotion pour se trouver sur la terre du président Salvador Allende et il a salué le peuple et le gouvernement du Chili au nom du président Fidel Castro.

Il a aussi souhaité bonne chance au gouvernement de la présidente Michelle Bachelet pour la réalisation du Sommet ibéro-américain, qui débute officiellement demain. (PL)

[Cliquez sur la photo pour agrandir l'image]

L'OCDE INVITE LE CHILI À STIMULER L'INNOVATION POUR SOUTENIR LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE


Pour soutenir la croissance économique, selon un nouveau rapport de l'OCDE, le Chili devra investir davantage dans la recherche-développement (R-D), améliorer son système éducatif, promouvoir les partenariats public-privé, et stimuler l'innovation dans le secteur des entreprises - notamment petites et moyennes.

La publication "Chile - OECD Reviews of Innovation Policy" passe en revue les forces et les faiblesses du système chilien d'innovation et recommande aux pouvoirs publics des mesures susceptibles d'accroître l'impact de l'innovation sur la prospérité future et le bien-être social du pays.
Présentant le rapport lors d'un séminaire organisé à Santiago du Chili, Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE, a souligné le rôle pionnier que joue le Chili, parmi les économies émergentes, du point de vue des réformes et de l'ouverture aux échanges et aux investissements internationaux. Ce sont ces actions qui, s'ajoutant à de riches réserves minérales, ont contribué à alimenter sa croissance économique actuelle. Au moment où le Chili entame les négociations d'adhésion à l'OCDE, il doit ajuster ses politiques économiques pour garantir une croissance équilibrée dans d'autres domaines également.

" Dans ce contexte, le soutien actif de l'innovation est l'une des clés d'une plus grande prospérité et d'une intégration réussie à l'OCDE, " a fait observer M. Gurría,. " S'il veut obtenir une croissance élevée et durable tout en continuant à réduire la pauvreté et des inégalités de revenu persistantes, le Chili doit stimuler l'innovation. L'amélioration du système éducatif du pays doit constituer une priorité car l'insuffisance de ressources humaines qualifiées est un facteur majeur de blocage du développement social et économique du Chili ".

Les analyses de l'OCDE laissent en effet entendre que l'éducation est un moteur important de la croissance, a indiqué M. Gurría. La formation professionnelle doit être encouragée, ainsi que la formation à la gestion et la direction des entreprises. Des bourses destinées à attirer des étudiants étrangers de talent et à accroître les effectifs d'étudiants chiliens à l'étranger sont des exemples de mesures qui pourraient elles aussi s'avérer profitables.
Pour les auteurs du rapport, les autorités chiliennes devraient promouvoir les partenariats public-privé afin de renforcer la coopération entre ces deux secteurs de l'économie. La récente mise en œuvre d'une nouvelle incitation fiscale favorable à la R-D privée est un signal fort de la détermination des pouvoirs publics en matière de recherche et d'innovation. Mais il leur faudra, pour pérenniser l'impact de cette mesure, lui adjoindre d'autres réformes propices à l'innovation du secteur privé, et notamment des PME.

Le rapport recommande également au Chili de renforcer la coordination et la coopération des organismes concernés par l'innovation. La création récente du Conseil national d'innovation pour la compétitivité et du Fonds national d'innovation pour la compétitivité (FIC) devrait y contribuer.

La publication de "Chile - OECD Reviews of Innovation Policy" fait suite à la décision, prise en mai par les pays de l'OCDE, de lancer une étude mondiale relative à l'impact de l'innovation sur la croissance économique et à la manière d'encourager au mieux l'innovation.

Exprimés en pourcentage du PIB, les investissements du Chili dans la R-D sont bien en-dessous des moyennes des pays de l'OCDE : 0.67 % en 2004, contre une moyenne OCDE de 2.25 %. La R-D chilienne est essentiellement financée par des fonds publics et d'origine universitaire. Dans le même temps, la très grande majorité des petites et moyennes entreprises (PME) ne mène aucune activité de R-D ou d'innovation.

Les pays membres de l'OCDE ont entamé un mouvement de rapprochement avec les économies émergentes de la planète. Avec l'Estonie, Israël, la Russie et la Slovénie, le Chili est l'un des pays qui ont été invités à ouvrir des négociations d'adhésion. L'OCDE a également lancé avec d'autres grandes économies émergentes - l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Indonésie - un processus d'" engagement renforcé " qui vise à consolider les liens réciproques.

Les journalistes peuvent accéder au rapport sur le site Internet sécurisé ou sur demande adressée à la Division des relations avec les médias de l'OCDE (tél. : + 33 (0)1 45 24 97 00). Pour toute information complémentaire, les journalistes sont invités à contacter Gernot Hutschenreiter, de la Direction de la science, de la technologie et de l'industrie de l'OCDE (tél. : + 33 (0)1 4524 8452). L'ouvrage "Chile - OECD Review of Innovation Policy" est disponible sous forme imprimée ou électronique dans la Librairie en ligne de l'OCDE. Les abonnés et lecteurs des institutions abonnées peuvent accéder en ligne à la version électronique

LA SAINTE MAFIA CONTRE LA RU 486 OU « PILULE DU LENDEMAIN »

L'Opus Dei " Le totalitarisme sous le masque de la démocratie"


« Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a entendu le Planning familial, et lui seul : il a obtenu le droit de distribuer dans ses centres le RU 486 ou "pilule du lendemain », abortif médicamenteux. L'Assemblée nationale a entériné cette mesure en première lecture dans la nuit du 29 octobre. [...] Cette nouvelle avancée de la « culture de mort » est survenue alors que Benoît XVI venait de défendre le droit à l'objection de conscience au 25e Congrès international des pharmaciens catholiques. [...]

Mais nombre de pays - dont l'Italie - ne reconnaissent pas ce droit ou le combattent de plus en plus âprement. Au Chili, par exemple, le ministre de la Santé vient d'imposer une amende de 33 millions de pesos (460 000 euros) à trois chaînes de pharmacies qui ne distribuent pas la pilule abortive, en les menaçant de fermeture si elles n'obtempéraient pas. Mêmes pressions au Portugal où, six mois après la promulgation de la loi dépénalisant l'avortement, le ministre de la Santé demande à l'Association des médecins portugais de supprimer, d'ici à trente jours, leur clause de conscience concernant l'avortement, alors que la protection de la vie humaine est toujours inscrite dans la Constitution !

Ne nous leurrons pas. En ce 90e anniversaire de la Révolution soviétique et alors que l'Église vient de béatifier 498 martyrs de la guerre d'Espagne, le totalitarisme n'est pas mort. Et il n'est pas moins redoutable quand il prend le masque de la démocratie. »

Michel Janva

03 novembre, 2007

Un violent tremblement de terre secoue l'Antarctique

SANTIAGO, 2 novembre (XINHUA) --

Un tremblement de terre d'une magnitude de 6,3 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a secoué l'Antarctique vendredi à 20h31 GMT, a rapporté la chaîne de télévision nationale chilienne.

Selon l'enquête du bureau américain des recherches géologiques, l'épicentre du séisme a été localisé à 3.641 km de Punta Arenas, ville située dans l'extrême sud du Chili.

Les tremblements de terre secouent rarement l'Antarctique.

01 novembre, 2007

Royal se découvre "beaucoup de points communs" avec Bachelet

SANTIAGO (AFP) — L'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal a rencontré longuement mercredi à Santiago la présidente chilienne, Michelle Bachelet, et s'est trouvé "beaucoup de points communs" avec elle.

"J'ai retrouvé une femme dirigeante politique, une femme chef d'Etat, forte, déterminée et enthousiaste" a déclaré Mme Royal à l'issue d'un petit déjeuner de plus de deux heures au palais présidentiel de la Moneda au centre de Santiago.

"Je l'ai d'abord félicitée pour le bilan de son action depuis qu'elle a été élue", a confié à la sortie du palais l'ex-candidate socialiste, en expliquant qu'elles avaient "beaucoup de points en commun", notamment "la volonté de répartir mieux les richesses nationales, la volonté de mettre en place un système social et un système éducatif performant, la volonté d'investir dans des ressources d'avenir et la volonté de répondre à tous les problèmes de sécurité".

"Il y a différente façon d'exercer l'autorité: chacun doit pouvoir l'exercer en restant soi-même. Michelle Bachelet est une femme qui a de l'autorité, de la volonté et de l'énergie, elle sait où elle va (...) moi, je partage totalement cette façon de faire".

Ségolène Royal était déjà venue au Chili fin 2005 pendant la campagne électorale de Michelle Bachelet.

Mme Royale a également rencontré mardi des acteurs de la société civiles et des chefs d'entreprises. Elle s'est rendue mercredi en fin de matinée à Valparaiso (120 km à l'ouest de Santiago), le grand port chilien où siège le Congrès, pour y rencontrer des membres de la commission de l'environnement.

Elle compte visiter la ville et la maison du grand poète chilien Pablo Néruda avant de reprendre l'avion jeudi pour Paris.

Avant de se rendre au Chili, Mme Royal avait assisté dimanche dernier à Buenos Aires à la victoire de Cristina Kirchner, l'épouse de l'actuel président Nestor Kirchner, à l'élection présidentielle argentine.